Comprendre ma situation

La prescription de 36 mois expliquée simplement.

Cette page vous est proposée parce que la simulation a indiqué que la date de signature de votre bail dépasse une borne juridique : la prescription de 36 mois. Voici ce que cela signifie concrètement, et ce que vous pouvez encore envisager.

01 · Le principe

Pourquoi le délai de 36 mois s'applique-t-il ?

Les actions qui dérivent d'un contrat de bail d'habitation — contester un loyer ou demander la restitution d'un trop-perçu — se prescrivent par trois ans (article 7-1 de la loi du 6 juillet 1989), à compter du jour où le locataire a connu ou aurait dû connaître les faits lui permettant d'agir.

La période sur laquelle il est possible de revenir pour contester ou demander la restitution d'un trop-perçu de loyer est donc limitée à 36 mois, soit ces trois ans.

Concrètement : si la date de début de votre bail est antérieure de plus de 36 mois à aujourd'hui, la fenêtre légale pour engager une action de récupération sur la base de notre service est dépassée.

02 · Ce que cela implique

Pourquoi nous ne pouvons pas ouvrir un dossier dans votre cas.

Mon-Loyer.com accompagne les locataires dont le dossier est juridiquement exploitable, c'est-à-dire dont les loyers contestés se situent dans la période de 36 mois précédant la demande. Au-delà, une action de régularisation amiable ou contentieuse fondée sur ces seuls loyers a de très faibles chances d'aboutir, et nous préférons être transparents avec vous plutôt que de constituer un dossier qui serait probablement rejeté.

Cela ne remet pas en cause la légitimité de votre situation. Cela signifie simplement que le cadre juridique limite ce qu'il est possible d'obtenir aujourd'hui sur la période passée.

03 · Vos options

Quelques orientations qui peuvent vous aider.

Plusieurs ressources publiques et associatives existent pour vous informer plus largement sur vos droits, et — si vous êtes encore locataire — pour anticiper la suite de votre bail. Ce sont des suggestions, pas des obligations. Toutes sont gratuites et indépendantes de Mon-Loyer.com.

  • ANIL — Agence nationale pour l'information sur le logement

    Conseils juridiques gratuits et neutres sur le logement, dispensés par des juristes spécialisés. Une consultation peut aider à comprendre votre situation et à identifier les démarches encore possibles.

    Consulter l'ANIL
  • ADIL — Agence départementale d'information sur le logement

    Antenne locale de l'ANIL, l'ADIL de votre département peut vous recevoir pour un entretien personnalisé et gratuit, en s'appuyant sur votre bail et vos justificatifs.

    Trouver mon ADIL
  • DRIHL — Direction régionale et interdépartementale de l'hébergement et du logement (Île-de-France)

    Service de l'État qui anime le dispositif d'encadrement des loyers en Île-de-France. La DRIHL publie les arrêtés préfectoraux applicables et des guides à destination des locataires et des bailleurs.

    Consulter la DRIHL

Si vous êtes encore locataire du même logement, il peut aussi être utile de vérifier les loyers à venir : un dépassement actuel ou futur du plafond applicable peut, lui, faire l'objet d'une démarche dans les délais légaux. Une association de locataires peut également vous orienter selon votre situation.